Passer au contenu

Rose

Théâtre

Après une adolescence difficile, Rose est devenue une adulte équilibrée. Mais voilà que son fils de 15 ans est assailli à son tour par les tourments de l’âge ingrat. En cherchant de l’aide auprès d’un psychologue, Rose va revivre les moments les plus sombres de sa propre histoire. On assiste alors à la naissance d’une improbable amitié entre la jeune Rose et Victor, un ado singulier. Cette relation va mener Rose entre l’obscurité d’un mal de vivre et l’espoir incandescent du jour qui se lève. La pièce brosse un tableau juste et nécessaire de la souffrance psychologique qui nous habite parfois dans cette étape cruciale de notre vie et, avec empathie, montre un chemin vers la guérison. Elle nous rappelle aussi avec tendresse les grandes émotions de l’adolescence, le sentiment de ne jamais être à sa place, les amitiés foudroyantes et les conversations qui durent toute la nuit.

VICTOR : Le casque de la NASA, c’est vrai. Pis je souffre de xérodermie pigmentaire. Ou du syndrome de Sanctis-Cacchione. Ou la maladie des enfants de la Lune.
ROSE ADO : OK. Pis concrètement ?
VICTOR : Concrètement, les mécanismes de réparation de l’ADN sont en grève. La moindre parcelle de lumière, de soleil — de néon même — cause des dommages irréversibles à ma peau.
ROSE ADO : C’est quoi ? Tu brûles ? Tu fonds ?
VICTOR : Disons que je pogne des coups de soleil atomiques. Pas comme une guimauve dans un feu de camp, mais c’est comme si je vivais en permanence dans des radiations nucléaires.
ROSE ADO : Pis y a pas de remède ?
VICTOR : Non.
ROSE ADO : Ça veut dire que tu vas passer ta vie dans le noir ?
VICTOR : Ça veut dire que ça fait cinq ans que je devrais être mort. L’espérance de vie est de dix ans…
ROSE ADO : Fuck !

2023 | 72 pages | ISBN: 978-2-89502-479-8
15,95 $
2023 | 72 pages | ISBN: 978-2-89502-585-6
11,99 $
2023 | 72 pages | ISBN: 978-2-89502-584-9
11,99 $

Prix littéraires

On en parle

L’autrice a fignolé avec soin un univers délicat, aux images simples mais fort porteuses, un monde dramatique dont l’humour n’est jamais absent ; le tout dans une forme à la fois ambitieuse et limpide.

- Jury du Prix Louise-LaHaye

C’est sombre, mais il y a de la lumière qui jaillit à travers les mots de ce texte. Beaucoup de rires aussi.
C’est extraordinaire.

- Claudia Larochelle (Il restera toujours la culture | Radio Canada)

Le texte est d’une justesse rare : si l’émotion monte progressivement, la pièce évite l’écueil du pathos larmoyant.

- Aurélien Gerbeault (La Croix (France))

Le texte tendre et mélancolique d’Isabelle Hubert est un hymne à la guérison de l’âme, à l’espoir tout simplement.

- Raphaël Morata (Point de Vue (France))

Rose lance un message d’espoir aux plus jeunes générations et à leurs parents, en utilisant la fiction afin de (re)créer, (re)tracer la vie dans un monde qui semble l’étouffer.

- Benjamin Couillard (Les libraires)

Le texte frappe par sa précision. Les mots tombent justes, sans effet ni démonstration.

- Catherine Correze (ManiThea (France))

Une œuvre qui émeut et fait rire tout en rappelant l’importance de l’empathie et de l’écoute pour aider ceux qui en ont besoin.

- Matthieu Dessureault (ULaval nouvelles)

Le texte d’Isabelle Hubert, inspiré par l’expérience réelle de sa propre fille, frappe par son absence de mièvrerie et son refus de la leçon moralisatrice.

- Dine Delcroix (Ambivalent (France))

Le texte regorge de trouvailles.

- Laura Plas (Les trois coups (France))

Tout en finesse, le texte de l’autrice Isabelle Hubert, scène après scène, suit la relation des deux adolescents et leur métamorphose parallèle.

- Nicolas Arnstam (Froggy's Delight (France))

L’écriture irréprochable, ciselée et pleine de rythme.

- Frédérique Moujart (SNES-FSU (France))