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Sam

Roman

D’entrée de jeu, un carton de livres soldés. Tout au fond de la boîte se trouve une centaine de pages du journal de S***, une diariste chevronnée, qui plus est, native de Grand-Mère, comme le narrateur. Il n’en faut pas davantage pour que celui-ci s’engage dans une quête pour retrouver celle qu’il baptise Sam et qu’il croit être « la femme de sa vie ». D’indices en suppositions, de coïncidences en recoupements établis grâce à son journal, il la suit à la trace : à la campagne, dans sa petite maison du chemin Saint- François-de-Pique-Dur, à Limoilou, là où habite sa mère, et même jusqu’à Parent, en Haute-Mauricie.Cette petite musique familière et ironique, jouant en mode continu dans le récit du quotidien très ordinaire d’une trentenaire insaisissable, est bien celle de François Blais, passé maître dans l’art d’exploiter le filon du journal intime. Avec Sam, son huitième roman aujourd’hui réédité en format poche, il se pose en meneur d’un habile jeu de piste. Mais c’était sans compter sur le solide tempérament critique et agissant de son narrateur. Le journal de S*** pourrait bien devenir l’enjeu d’une rivalité imprévue entre l’auteur et son personnage, ainsi qu’une réplique vive à la question posée à la fin de Vie d’Anne-Sophie Bonenfant : « Depuis quand un auteur n’a-t-il pas tous les droits sur son personnage ? ».

Elle avait en toute confiance mis au propre ce petit bout de son âme, l’avait imprimé, l’avait rangé au fond d’une boîte de pêches en conserve avec quelques-uns de ses livres (qui eux aussi, en un sens, constituaient une parcelle de son âme), avait abandonné la boîte aux Artisans de la Paix et, depuis, elle attendait tranquillement que je vienne sonner à sa porte.

2020 | poche n° 41 | 228 pages | ISBN: 978-2-89502-441-5
16.95 $
2014 | 192 pages | ISBN: 978-2-89502-345-6
22.95 $
2014 | 192 pages | ISBN: 978-2-89502-847-5
11.99 $
2014 | 192 pages | ISBN: 978-2-89502-846-8
11.99 $

On en parle

Dans son huitième roman, François Blais nous mène en bateau comme ce n’est pas permis. Et le pire, c’est qu’on s’en amuse.

- Danièle Laurin (Le Devoir)

On retrouve dans Sam l’un des traits les plus savoureux de la personnalité de l’auteur, à savoir cet humour fin, né la plupart du temps d’une simple remarque ou d’une situation banale, et qui perce un peu partout et d’une manière toujours imprévisible la trame du récit.

- Richard Boisvert (Le Soleil)

On aime son ton, ses personnages atypiques, ses idées d’histoire qui, de prime abord, semblent toujours un peu farfelues, mais qui, au final, tiennent toujours la route.

- Josée-Anne Paradis (Les libraires)

Récit gigogne, chant où le très quotidien, l’ordinaire, les flâneries web et les réflexions pertinentes et farfelues s’entrecroisent, ici avec des mots tirés de l’anglais, de la novlangue facebookienne, ou là par un usage de l’imparfait du subjonctif, Sam montre une habileté littéraire sous une grande nonchalance, emplie d’ironie et d’autodérision.

- Catherine Lalonde (Le Devoir)

Sam procure des moments de jouissance littéraire qu’il ne faut surtout pas bouder.

- Josée Lapointe (La Presse)

Ce roman de François Blais intrigue et captive dès les premières lignes.

- Laurence Lebel (Bible urbaine)

Sam vaut assurément le détour ; je vous garantis que vous passerez un bon moment et que vous ressortirez de cette lecture apaisé et de bonne humeur.

- Antonin Marquis (HuffPost Québec)

Sam, c’est un jeu entre réalité et fiction tout comme entre auteur et lecteur, jeu qui prend des proportions démesurées, à l’échelle même du savant délire de François Blais.

- Toby Germain (Les méconnus)

François Blais est sans contredit l’une des voix marquantes de sa génération. Ce huitième roman témoigne de l’intime compréhension qu’a l’auteur des genres littéraires et de sa capacité à se les approprier de façon toute personnelle.

- Réjeanne Bouchard (info-culture.biz)

Entre les extraits du journal et les aventures du narrateur, tout se mélange sans heurts, si bien qu’on suit cette drôle d’enquête avec plaisir.

- Julie Roy (Coup de pouce)

Car c’est ainsi que l’on reconnaît le style de l’auteur; avec sa grande habileté à nous surprendre, à nous amener là où l’on n’aurait jamais cru pouvoir se rendre et en nous permettant d’agripper les fous rires au passage.

- Andréanne Lauzon (Le fil rouge)