Sông Đà.
Sur quatre-vingts ans traversés par la guerre, l’exil et les séparations, Sông Đà. La rivière Noire reconstitue le destin d’une femme vietnamienne dont la vie entière aura été une leçon de résistance.
Inspiré de l’histoire de sa famille, le premier roman de Vi Nguyen prend la forme d’un récit à la première personne d’une densité et d’une retenue remarquables. De Cao Bang aux bords de la rivière Noire, de Saigon sous les bombes au Québec des années 1970, la narratrice raconte ses fuites, ses deuils, ses naissances et ses pertes avec une économie de moyens qui force le respect. La concentration du récit en fait toute la puissance : chaque page porte le poids de ce qui ne sera pas dit deux fois.
Roman de la mémoire transmise et de l’effacement combattu, Sông Đà. La rivière Noire s’inscrit dans la lignée des grandes œuvres de la littérature diasporique québécoise tout en imposant une voix entièrement singulière, celle d’une autrice qui a choisi la forme exacte du souvenir de sa grand-mère.
